suivre la marche du langage,
le pont que tend cette image
Octavio Paz

Le ventre des choses est en étroite collaboration avec l'association DIRADA basée à Lyon qui comme elle développe des actions de sensibilisation à la poésie.
Ensemble elles questionnent le lien entre la poésie et la danse à travers différents spectacles et performances.
Vous pourrez découvrir l'univers artistique en consultant le blog ou le site de la compagnie DIRADA : dirada.blogspot.com ; www.dirada.com

A l'initiative de cette collaboration Giavanna Parpagiola et Betty Bertrand.
Les deux artistes interrogent les convergences entre le processus de l'écriture et celui de la danse, fasciné par la possibilité de faire glisser un langage sur l'autre.
Comment la poésie peut-elle nourrir l'imagination du danseur ?
Comment l'acte de lecture peut-il s'unir au cœur en mouvement ?
Comment les mots peuvent déclencher une trajectoire physique ?
Comment un univers peut-il se définir “ poétique ” ?
Les auteurs qui accompagnent les projets , nourrissent ce questionnement.

À travers leurs projets :
· Les mots zèbrent l'espace, creusent des images dans lesquelles s'installer.
· Les images précipitent, s'incorporent.
· Le “ tissage ” de la langue, par ses fibres et sa texture, s'articule à celui du corps.
· Le flux des mots se verse et se prolonge sur le flux de la danse.
· La lecture se mêle aux gestes.
· L'objet livre s'imbrique au corps.
· Le texte est partition, imaginaire et sonore.

Le corps ainsi écrit, dessine, compose, impose, suppose, efface, informe, déforme, donne forme, prend forme, aux passages des paroles (lues, chuchotées, enregistrées…)
Le mot rencontre divers supports : vibre et se dépose dans l'espace, circule à proximité des corps des spectateurs, dicte un pli, sculpte un geste, ouvre un angle de vue. Ce faisant, les mots trouvent une autre vie, un autre lieu de re-écriture.
La danse s'offre comme vecteur de ces chemins. Surface d'inscription, elle se fait traverser par les mots et distille les images reçues, perçues.
Les textes sont des matières vivantes qu'il faut sortir des bibliothèques et leur donner du souffle. Leur permettre de vibrer dans l'espace et dans nos corps.
